Et si on dansait?

Impressions et partage d’expériences

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Jocelyne, Céline et Richard nous ont livré leurs impressions et ressentis sur certains aspects du projet, les voici :

Ma perception du projet:
Jocelyne : Défi, surprenant, emballant
Richard : Un atelier sur une douzaine de samedis, pour sortir de la rationalité et prendre conscience:
– de son corps en mouvement
– de sa pensée, à déplacer du jugement vers le plaisir
– des camarades avec lesquels nous vivons le projet
– de l’espace « sacré » que nous découvrons
– de notre entourage quotidien auquel nous parlons de l’atelier, que nous invitons éventuellement à notre prestation du 30 pour étendre ses horizons
Céline : Un cadeau de la vie!

Ce qui m’étonne:
Jocelyne : Le processus de création (mon expérience d’apprentissage est plus structurée).
Richard : Moi qui ai peu de coordination des mouvements et trop de censure rationnelle, je m’étonne que je puisse compléter la session en sentant que j’y suis à ma place, et que mon corps soit habité par un esprit de danse.
Céline : L’abandon de chacun qui permet une belle créativité collective, l’absence de compétitivité, car on n’a rien à prouver, la présence d’être.

Bénéfice tiré:
Jocelyne : De la nouveauté, vivre une expérience qui était pour moi inaccessible
Richard : Cette initiation à la danse (à 70 ans!) m’a amené quelques petites et belles découvertes: prendre conscience de répéter rythmiquement un petit mouvement, ou de transférer son poids d’un pied à l’autre. Et je sens que d’autres découvertes restent à faire: on pourrait exécuter des mouvements où on doit dépendre d’autres danseurs, geste de confiance qu’Emmanuel et Sarah nous ont encouragés à développer; et il y aurait encore beaucoup d’épanouissement du côté de la conscience du corps, sans passer par son cerveau.
Céline : Un mieux-être, une capacité corporelle inconnue, un plaisir constant, un goût d’être là, une gratitude immense pour Emmanuel et Sarah et l’ensemble de l’équipe.

Les défis à confronter:
Jocelyne : Changer mes paradigmes, apprivoiser le laisser-aller en public, sortir de ma zone de confort, faire confiance aux créateurs (à l’inconnu).
Richard : Persévérer dans la recherche à laquelle nous avons été initiés (ce qui suppose qu’on trouve un cadre de danse où persévérer)!
Échanger entre nous sur ce que nous découvrons dans notre exploration, alors que nous évoluons sur le tapis (ce que nos périodes de deux heures bien remplies ne nous permettaient pas).
Céline : Un lâcher-prise et me faire confiance pour être créative, ne pas chercher à bien faire mais à ressentir dans mon corps, conserver un regard de néophyte ou d’enfant pour être toujours en alerte.

La disposition scénique:
Jocelyne : Spéciale, originale, une expérience à vivre, difficile d’imaginer le feeling à venir.
Richard : La salle? Quelle chance de pouvoir y évoluer! La disposition en deux demi-scènes? Pour atteindre le but de nous rapprocher les uns des autres, et de nos spectateurs du 30 avril, la disposition va probablement dans le bon sens. Je crois en la valeur de ces gestes partagés avec les spectateurs.
La consigne de ne pas voir négativement le fait d’être parfois à l’étroit, je cherche à considérer la proximité comme une des ressources à exploiter, dans notre danse – mais c’est confus.
Céline : J’adore! Une bonne idée que le spectateur vienne à notre rencontre, qu’il puisse choisir d’être loin ou près.

La place qu’occupe la musique:
Jocelyne : J’ai toujours pensé que la musique me porte, que mes mouvements sont influencés par la musique. L’expérience actuelle est un bel exemple de changement de paradigme, donc ma relation avec la musique est présentement en changement/évolution
Richard : Plusieurs personnes, à qui je parle de l’atelier du samedi matin, demandent: « sur quelle musique s’appuie votre danse? ». Les Quatre saisons de Vivaldi, que je réponds; mais je n’y crois qu’à moitié; s’il n’y avait pas de musique, j’aurais presque autant d’engagement dans nos séquences chorégraphiques. Enfin, oui, la musique aide parfois.
Céline : Je ne suis pas très auditive. La musique, c’est un environnement, une atmosphère, une enveloppe, un soutien, un support qui permet une interprétation du corps et de l’esprit en continuité ou en contrepoint.

Commentaires:
Jocelyne : Je trouve l’expérience très enrichissante, une continuité serait vraiment intéressante.
Richard : Ça mérite d’être souligné: les commentaires d’Emmanuel (et de Sarah) sont indispensables, sur les exercices que nous venons d’effectuer ou sur les mouvements que nous nous apprêtons à faire; qu’ils n’hésitent pas.
À la fin des deux heures du 16 avril, Emmanuel avouait que nous n’y étions pas encore, quant à l’exécution de notre phrase collective. Il doit nous rester encore pas mal d’écoute (les uns des autres, en dansant) à développer, et aussi d’autres aspects à expliquer et à améliorer…
Longue vie à « et si on dansait« !
Céline : Merci pour ce plaisir. Je ne veux pas penser à l’après 30 avril. Il y a une communion entre nous, même si nous ne sommes pas vraiment une communauté.

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