Et si on dansait?


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Et si on dansait? la suite

Suite à l’engouement des participants du projet de médiation culturelle Et si on dansait?, Circuit-Est offre exceptionnellement un atelier de danse contemporaine adapté aux personnes âgées de 50 ans et plus, les jeudis du 15 septembre au 3 novembre 2016, de 10 h à 12 h. Cet atelier, dirigé par Sarah Dell’Ava, permet d’améliorer la fluidité des mouvements, la force, l’équilibre, la mémoire et de développer sa créativité. L’initiation à la danse se fera à travers des échauffements pour délier le corps, des explorations dirigées et l’apprentissage de séquences dansées.

Informations et inscriptions
514 525-1569 | info@circuit-est.qc.ca

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Répétition générale et présentation publique

La semaine du 25 avril fut particulièrement remplie, deux répétitions générales (mercredi et vendredi) suivies de la présentation publique le samedi. L’émotion était à son comble, entre excitation, hâte, stress et nostalgie des bons moments partagés qui s’achèvent.

La présentation fut un réel succès qui a enthousiasmé les 132 personnes venues assister à la représentation.

Merci à tous d’être venus si nombreux, merci aux participants pour leur implication dans le projet, merci à Emmanuel et Sarah pour leur généreuse contribution.


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Impressions et partage d’expériences

Jocelyne, Céline et Richard nous ont livré leurs impressions et ressentis sur certains aspects du projet, les voici :

Ma perception du projet:
Jocelyne : Défi, surprenant, emballant
Richard : Un atelier sur une douzaine de samedis, pour sortir de la rationalité et prendre conscience:
– de son corps en mouvement
– de sa pensée, à déplacer du jugement vers le plaisir
– des camarades avec lesquels nous vivons le projet
– de l’espace « sacré » que nous découvrons
– de notre entourage quotidien auquel nous parlons de l’atelier, que nous invitons éventuellement à notre prestation du 30 pour étendre ses horizons
Céline : Un cadeau de la vie!

Ce qui m’étonne:
Jocelyne : Le processus de création (mon expérience d’apprentissage est plus structurée).
Richard : Moi qui ai peu de coordination des mouvements et trop de censure rationnelle, je m’étonne que je puisse compléter la session en sentant que j’y suis à ma place, et que mon corps soit habité par un esprit de danse.
Céline : L’abandon de chacun qui permet une belle créativité collective, l’absence de compétitivité, car on n’a rien à prouver, la présence d’être.

Bénéfice tiré:
Jocelyne : De la nouveauté, vivre une expérience qui était pour moi inaccessible
Richard : Cette initiation à la danse (à 70 ans!) m’a amené quelques petites et belles découvertes: prendre conscience de répéter rythmiquement un petit mouvement, ou de transférer son poids d’un pied à l’autre. Et je sens que d’autres découvertes restent à faire: on pourrait exécuter des mouvements où on doit dépendre d’autres danseurs, geste de confiance qu’Emmanuel et Sarah nous ont encouragés à développer; et il y aurait encore beaucoup d’épanouissement du côté de la conscience du corps, sans passer par son cerveau.
Céline : Un mieux-être, une capacité corporelle inconnue, un plaisir constant, un goût d’être là, une gratitude immense pour Emmanuel et Sarah et l’ensemble de l’équipe.

Les défis à confronter:
Jocelyne : Changer mes paradigmes, apprivoiser le laisser-aller en public, sortir de ma zone de confort, faire confiance aux créateurs (à l’inconnu).
Richard : Persévérer dans la recherche à laquelle nous avons été initiés (ce qui suppose qu’on trouve un cadre de danse où persévérer)!
Échanger entre nous sur ce que nous découvrons dans notre exploration, alors que nous évoluons sur le tapis (ce que nos périodes de deux heures bien remplies ne nous permettaient pas).
Céline : Un lâcher-prise et me faire confiance pour être créative, ne pas chercher à bien faire mais à ressentir dans mon corps, conserver un regard de néophyte ou d’enfant pour être toujours en alerte.

La disposition scénique:
Jocelyne : Spéciale, originale, une expérience à vivre, difficile d’imaginer le feeling à venir.
Richard : La salle? Quelle chance de pouvoir y évoluer! La disposition en deux demi-scènes? Pour atteindre le but de nous rapprocher les uns des autres, et de nos spectateurs du 30 avril, la disposition va probablement dans le bon sens. Je crois en la valeur de ces gestes partagés avec les spectateurs.
La consigne de ne pas voir négativement le fait d’être parfois à l’étroit, je cherche à considérer la proximité comme une des ressources à exploiter, dans notre danse – mais c’est confus.
Céline : J’adore! Une bonne idée que le spectateur vienne à notre rencontre, qu’il puisse choisir d’être loin ou près.

La place qu’occupe la musique:
Jocelyne : J’ai toujours pensé que la musique me porte, que mes mouvements sont influencés par la musique. L’expérience actuelle est un bel exemple de changement de paradigme, donc ma relation avec la musique est présentement en changement/évolution
Richard : Plusieurs personnes, à qui je parle de l’atelier du samedi matin, demandent: « sur quelle musique s’appuie votre danse? ». Les Quatre saisons de Vivaldi, que je réponds; mais je n’y crois qu’à moitié; s’il n’y avait pas de musique, j’aurais presque autant d’engagement dans nos séquences chorégraphiques. Enfin, oui, la musique aide parfois.
Céline : Je ne suis pas très auditive. La musique, c’est un environnement, une atmosphère, une enveloppe, un soutien, un support qui permet une interprétation du corps et de l’esprit en continuité ou en contrepoint.

Commentaires:
Jocelyne : Je trouve l’expérience très enrichissante, une continuité serait vraiment intéressante.
Richard : Ça mérite d’être souligné: les commentaires d’Emmanuel (et de Sarah) sont indispensables, sur les exercices que nous venons d’effectuer ou sur les mouvements que nous nous apprêtons à faire; qu’ils n’hésitent pas.
À la fin des deux heures du 16 avril, Emmanuel avouait que nous n’y étions pas encore, quant à l’exécution de notre phrase collective. Il doit nous rester encore pas mal d’écoute (les uns des autres, en dansant) à développer, et aussi d’autres aspects à expliquer et à améliorer…
Longue vie à « et si on dansait« !
Céline : Merci pour ce plaisir. Je ne veux pas penser à l’après 30 avril. Il y a une communion entre nous, même si nous ne sommes pas vraiment une communauté.


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Et si on dansait? – par Denyse H.

– Oh que oui!!! Dansons!!

…Et continuons à danser l’entrelacs des liens avec soi, et entre nous, avec la matière, la poésie, la musique, la pédagogie, l’imaginaire, la psychologie, la vie, la mort, la nature, nos histoires, nos racines, l’humour, les questions, les peurs, les tâtonnements, la créativité… le cadeau d’être ensemble pour danser.

Être accompagnée par une équipe d’une générosité surprenante, dans un espace magique, consacré à la danse, et faire partie intégrante de ce projet intergénérationnel de médiation culturelle n’est plus juste un privilège, c’est vivre un rêve. Le rêve d’une humanité pour qui l’essentiel est de créer collectivement. Une humanité où danser en ce sens devient aussi naturel et important que manger, travailler authentiquement, ou dormir…

Je suis emballée d’être non seulement témoin, mais aussi participante à part entière dans le processus de création chorégraphique d’Emmanuel Jouthe avec Sarah Dell’Ava, qui nous soutiennent et nous guident avec tant de douceur, d’ouverture et d’engouement, pour que chacun-e danse sa singularité…un ravissement constant.

Je me sens très liée à chacun et chacune et très touchée par ce tissage que nous dansons ensemble. Et infiniment reconnaissante envers Emmanuel et Sarah et toutes ces personnes et organismes qui ont permis ce projet.

Le vrai défi sera de trouver comment s’y prendre pour que cela continue après le 30 avril… Former une troupe peut-être…? Car on ne pourra pas arrêter! On ne doit pas arrêter la danse dans la vie! Ce projet va se multiplier pour le bien-être, le mieux-être, le plaisir, l’enrichissement, le développement de toute la communauté, de tous ses membres, que nous représentons ici.

Car la créactivité, c’est la vie!

Alors, oui, dansons!

Denyse


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Samedi 9 avril 2016

Il ne reste que quatre répétitions avant la présentation publique. La disposition de l’espace non conventionnel est déterminée. Ce choix d’espace dicte un rapport au public tout en proximité. Les intentions chorégraphiques semblent mieux comprises de tous. Les participants jouent le public et danse pour un public composé de leurs pairs. Chacun son tour, participants ou témoins se surprennent à être émus de ce qu’ils voient, de ce qu’ils découvrent et reçoivent. L’obligation de rencontrer et de toucher le public se transforme en désir et devient moteur du geste. Comment offrir sa danse? À qui l’offrir? Un extraordinaire bout de chemin s’est fait depuis le début du processus. Les tableaux se construisent morceau par morceau d’un atelier à l’autre et s’enchaîneront sous peu sous nos yeux.


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Nous dansons

Et si on dansait ?
Oui, et si on dansait.
Nous dansons tous les samedis matin ensemble.
À vrai dire, j’apprends à danser avec vous, je réapprends à danser.

Avec vous, j’apprends la danse simple.
La danse où il n’y a rien à montrer, rien à prouver, rien à prétendre.
La danse où l’on se donne simplement à l’ouvrage de chaque geste.

Je regarde vos corps épanouis et je suis heureuse.
Je perçois vos oreilles assoiffées et je souris.
Je vis vos regards généreux et mon cœur danse.
Vous dansez et toutes nos années vibrent.

Et si on dansait ?
Oui, nous dansons.

Sarah Dell’Ava

« Danse, mon cœur danse de joie aujourd’hui.
Des chants d’Amour emplissent de musique les jours et les nuits. » Kabir

 


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Et si on dansait? par Tiffanie Boffa

Je suis arrivée en studio le samedi 30 janvier à 9h45 dans la peau d’un intrus. Le hasard de Facebook m’a amené, en cette fin d’automne 2015, sur la page de cet évènement. Le projet m’a tout de suite attiré, et j’ai été inspiré à postuler, à essayer.
Ce désir spontané m’a permis de participer à cette aventure collective, malgré le fait que je suis au milieu des deux tranches d’âge concernées. Je suis vraiment reconnaissante qu’ils m’aient acceptée.

Le premier jour, je ne savais pas encore quel serait mon rôle, plutôt interne ou externe. Tout m’intéressait. Cela fait plusieurs années que j’aime observer les diverses façons de se mouvoir de l’être humain. Tout dépend des expériences vécues dans le passé, qu’elles soient physiques, intellectuelles ou environnementales. L’essence de chacun se crée. La personnalité de l’individu va d’autant plus s’exprimer lors de ses réactions face aux choix auxquels il devra faire face. Ce qui nous laisse avec d’infinies possibilités.

On passe tous ensemble, 2h chaque samedi à travailler le corps, l’esprit et l’imaginaire. À chaque répétition l’authenticité de chacun ressort davantage. Je ne nie pas qu’on puisse parfois apercevoir les différences d’âge à travers la mémoire ou la puissance physique pour effectuer le mouvement. Mais lorsqu’on y regarde de plus près, les plus jeunes peuvent aussi avoir des difficultés corporelles comme un manque de souplesse ou une blessure quelconque, ou tout simplement être gênés de se mouvoir ou de partager ses idées. Mon ressenti est que l’imaginaire et la créativité n’ont pas d’âge. Quant au mouvement, il est toujours présent et peut prendre diverses dimensions, textures ou intensités. La surprise est après dans l’instant partagé.

À chaque répétition, j’essaye ainsi de me laisser surprendre, guider et engranger ainsi un maximum d’informations et de sensations, autant qu’un écureuil cherchant des provisions avant l’hiver.

Parlant de la saison la plus froide de l’année, Emmanuel Jouthe et Sarah Dell’Ava nous accueillent les bras ouverts dans l’esprit des Quatre Saisons de Vivaldi. C’est très agréable de travailler avec des personnes souriantes, ouvertes et qui prennent plaisir à partager leur art. Ils me donnent le sentiment d’être aussi reconnaissants vis-à-vis de nous pour notre participation à cette expérience que nous le sommes envers eux pour l’opportunité qui nous a été offerte.

Mon impétuosité est autant dans le parcours de cette expérience en compagnie du groupe, que dans la représentation qui se rapproche à petits pas.

Je me sens privilégiée de faire partie de ce projet.
Une simple rencontre entre esprits, corps de tous âges, et différentes expériences de vie.